Qu'est ce qu'un « psy » ?

Un « psy », quelle que soit sa spécialité, est une personne qui travaille, comme son nom l'indique, sur la « psyché » humaine.

Avant de rentrer dans le détail des différentes activités et spécialités des « psy », il est utile de préciser ce que veut dire le mot « psyché ».

La « psyché » est la composante de l'être humain qui lui permet de penser, de ressentir, de se souvenir, d'aimer… On dit souvent que c'est ce qui le distingue du monde animal. C'est partiellement vrai car si les animaux sont eux aussi capables d'exprimer des émotions, d'avoir des souvenirs, et pour les plus proches de l'homme, d'adapter leur stratégie d'action aux situations, ils ne peuvent pas « penser » leurs émotions, leurs souvenirs, leurs stratégies mentales. Comme on dit parfois, l'homme est celui qui sait qu'il sait !!!

Le « psy » est un professionnel capable, tel un guide en terrain d'aventure, d'accompagner une personne, de la guider en sécurité dans l'exploration de cette psyché.

A partir de cette définition très générale, les « psy » se différencient par :

•  Un statut

•  Un champ d'intervention, une spécialisation

•  Un référentiel théorique, une « école »

• Le statut

Il existe principalement 3 disciplines conduisant à 3 statuts :

La psychologie, science de la psyché, domaine des psychologues.

La psychiatrie, médecine de la maladie psychique, domaine des psychiatres

La psychothérapie, soin de la psyché, domaine des psychothérapeutes

Un psychologue a suivi une formation universitaire à la psychologie de niveau Bac + 5, et a obtenu un mastère de psychologie (ancien DESS).

Un psychiatre est un médecin ayant suivi une formation spécialisée en psychiatrie (bac + 11). Il peut prescrire des médicaments et ses consultations peuvent être remboursées partiellement par la sécurité sociale.

Un psychothérapeute a suivi une formation à la psychothérapie dans l'une des très nombreuses écoles existantes. Jusqu'à l'année 2004, la formation et le titre de psychothérapeute n'étaient pas réglementés en France. Il existait donc une grande variété de type de psychothérapie, de méthode de travail et de niveau de compétence.

Cette situation a changé le 9 août 2004, date du vote de la loi réglementant le titre de psychothérapeute (dit amendement Accoyer).

• Le champ d'intervention, la spécialisation

Certains « psy » se spécialisent dans un type donné de problématique ou de client :

•  maladie mentale

•  recrutement

•  psychologie du vieillissement

•  psychologie du travail et des organisations

•  Développement de l'enfant

•  …

• Les caractéristiques d'un psychothérapeute

C'est une personne qui a 3 caractéristiques :

Il a fait et il fait toujours un travail sur lui-même dans un cadre thérapeutique.

Cette composante est sans doute la plus importante car si elle ne l'a pas rendu parfait, n'a pas résolu tous les conflits, elle lui donne une« expérience » personnelle et interne de ce qui se passe dans une démarche de thérapie : lenteur du processus et accélération surprenante à certains moments, questions qui reviennent en boucle, problématiques qui semble résolues et qui reviennent brutalement, aussi fraîches que par le passé, évolution progressive et parfois insensible, rebroussements, hésitations, tâtonnements… Cette expérience, qui n'est bien sur pas transférable, lui donne une confiance dans le processus thérapeutique.

Il possède une « technique », c'est à dire des outils de lecture de la psyché et d'orientation dans l'exploration de cette même psyché, outils qu'il a appris à utiliser au cours de sa formation. Ces outils sont bien sur très divers et sont à rattacher aux grandes « écoles thérapeutiques ». Aucun d'entre eux n'est plus puissant qu'un autre, il faut simplement que ceux qu'utilisent le thérapeute conviennent au patient.

Il propose, comme tout professionnel, un « cadre thérapeutique ». Ce cadre comprend :

•  Des éléments matériels palpables : Un lieu et son aménagement, des supports de travail, une durée et une fréquence de rencontre

•  Un contrat, c'est à dire un engagement réciproque sur un travail à mener avec une rémunération associée

•  Le respect de règles déontologiques : Confidentialité, respect de la personne, … Les psychologues, par exemple, ont reformulé leur code de déontologie en 1996.

 

 

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